GUIDE D’HAÏTI

Donnons un sens à notre si beau pays....

Un paradis négligé...

Pour nous joindre :




BIENVENUE SUR NOTRE SITE
















Accueil > DEPARTEMENTS D’HAITI > GRAND ANSE > JEREMIE > DECOUVERTE / LIEUX HISTORIQUES > DECOUVERTE

DECOUVERTE DE LA COMMUNE DE JEREMIE


Jérémie (Jeremi en créole haïtien) est une commune de la République d’Haïti, chef-lieu du département de Grand’Anse, arrondissement de Jérémie.

On la nomme aussi « la Cité des Poètes » en raison du nombre d’écrivains, de poètes et d’historiens qui y sont nés.

Géographie

Relativement éloignée d’une bonne partie d’Haïti, Jérémie est située à environ 297 km à l’ouest de la capitale, Port-au-Prince, sur la rive nord de la péninsule de Tiburon appelé également la presqu’île du Sud.

Démographie

À la fin du XVIIIe siècle, Moreau de Saint-Méry donne quelques chiffres sur la population de Jérémie à l’époque coloniale : "La population était, en 1681, de 163 blancs et 117 nègres, mestis et mulâtres, Indiens et Indiennes. En 1692, de 14 habitants sédentaires et de 16 chasseurs. En 1751, de 387 blancs, 109 affranchis et 2,147 nègres. Elle est à présent de 2,000 blancs, de 1,000 affranchis et de 17,000 esclaves, en y comprenant celle de la ville et ses accessoires."1

La ville de Jérémie compte aujourd’hui 34 788 habitants et la commune 122 149 (estimation 2009)2, dont 34 788 habitants pour la ville elle-même.

Histoire

Les troupes britanniques débarquent à Jérémie en septembre 1793.

En 1964, sous la dictature de François Duvalier, la ville deviendra le théâtre d’une contre la population locale appelé Vêpres Jérémiennes. En effet, à la suite d’une débarquement de treize opposants du groupe Jeune Haïti dans le sud du pays le 5 août 1964, Duvalier, avec sa politique Noiriste3, va donner libre cours à sa fureur contre les mulâtres de la ville de Jérémie. Des treize débarquant, on compte un noir et douze mulâtres. Les haines et rancoeurs accumulées au cours des décennies contre ces derniers serviront de prétexte à des crimes abominables de la part de Duvalier, de ses agents militaires et des tonton macoutes4. Aux mois d’août, septembre et octobre des centaines de mulâtres femmes, vieillards et enfants sont torturés puis tués.

Administration

La commune est composée des sections communales de :

Basse-Voldrogue
Haute-Voldrogue (dont le quartier « Léon »)
Haute-Guinaudée
Basse-Guinaudée
Ravine-à-Charles
Îles-Blanches
Marfranc (ou Grande Rivière ; dont le quartier « Marfranc »)
Fond Rouge Dahere
Fond Rouge Torbeck

Monuments et sites

Le Fort Marfranc fait partie d’une vingtaine d’ouvrages militaires construits sur le territoire d’Haïti après l’indépendance en 1804

Personnalités liées à la commune

Général Dumas (1762-1806), père d’Alexandre Dumas et grand-père d’Alexandre Dumas fils
Etzer Vilaire (1872-1951)
Émile Roumer (1903-1988)
Jean-Fernand Brierre (1909-1992)
René Philoctète (1932-1995)
Jean-Claude Fignolé (né en 1941)
Raoul Cédras (né en 1949), qui dirigea la junte militaire de 1991 à 1994, après avoir renversé Jean-Bertrand Aristide.

Références

↑ Moreau de Saint-Méry, Description topographique, physique, civile, politique et historique de la partie française de l’isle Saint-Domingue, Philadelphie, Paris, Hambourg, 1797-1798, (réédition, 3 volumes, Paris, Société française d’histoire d’outre-mer, 1984), p.1400.
↑ Population totale, par sexe et population de 18 ans et plus estimées en 2009, au niveau des différentes unités géographiques [archive] sur le site de l’Institut haïtien de statistique et d’informatique (IHSI)
↑ Haïti, économie politique de la corruption de Leslie J.-R. Péan aux éditions Maisonneuve & Larose
↑ Franck Laraque, Les Vêpres jérémiennes et le préjugé de couleur in Paul & Franck Laraque, Haïti : La Lutte et l’Espoir, Cidhica, Montréal, 2003

Bibliographie

Moreau de Saint-Méry, Description topographique, physique, civile, politique et historique de la partie française de l’isle Saint-Domingue, Philadelphie, Paris, Hambourg, 1797-1798, (réédition, 3 volumes, Paris, Société française d’histoire d’outre-mer, 1984), pp.1375-1409.
Martin Guiton Dorimain, Jérémie d’Antan, Port-au-Prince, Haïti, 1978
Dominique Fernandez, Jérémie ! Jérémie !, Paris, Grasset, 2005 (sur les traces d’Alexandre Dumas)


LOCALISATION