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DÉCOUVERTE DE LA VILLE DU CAP-HAÏTIEN

CAP HAÏTIEN


Cap-Haïtien, anciennement Cap-Français et souvent appelé Le Cap (Okap ou Kapayisyen en Créole haïtien) est une commune d’Haïti, chef-lieu du département du Nord et de l’arrondissement de Cap-Haïtien.

Géographie

Ville du Cap HaitienCap-Haïtien est une ville portuaire située sur la côte septentrionale de la République d’Haïti et était considéré au XIXème siècle comme le port le plus sûr de celle-ci.

La ville est dominée par la montagne du Morne Jean qui culmine à 718 mètres d’altitude.

Dans les faubourgs de la ville de Cap-Haïtien se trouve la ville de Vertières où se déroula la victorieuse bataille de Vertières en 1803.

Démographie

CAP HAITIENLa commune est peuplée de 249 541 habitants1(recensement par estimation de 2009), dont 155 505 habitants pour la ville elle-même.
Histoire

C’est à l’est de la ville, que Christophe Colomb fait construire un fortin baptisé La Navidad avec les débris de la Santa Maria, naufragée dans la nuit de Noël de l’année 1492. Il laisse sur place 39 de ses hommes qui, avant le retour de Colomb, sont tous tués par les indigènes excédés par leurs exactions. Le fort qui avait été incendié, ne sera jamais reconstruit et tombe dans l’oubli, jusqu’à ce que des vestiges soient découverts par un paysan en 1977.
HAITI CAP

Pendant la période coloniale française, la ville est connue sous le nom de Cap-Français. La ville est alors la capitale de la colonie de Saint-Domingue avant la Révolution haïtienne.

En mai 1695, le Cap est attaqué et pillé par les Anglais, en représailles à l’expédition de la Jamaïque, menée en 1694 par Jean-Baptiste du Casse.

En 1739, on édifie le fort Picolet, composé de deux batteries superposées, d’un chemin de ronde et d’une muraille longeant la côte. Tout proche de ce fort, se dressent d’autres fortifications : le fort Magny (dans lequel est enterré le général Magny et défendu par la batterie du Gris-Gris), le Fort Belly, le Fort-aux-Dames et le Fort Saint-Joseph. le cap

La population compte 15 000 habitants en 1790.

Le 5 ou le 6 février 1802, lors du débarquement de l’expédition de Saint-Domingue, le général Henri Christophe, faisant face à la supériorité militaire française par une politique de la terre brûlée, déclenche l’incendie qui détruit la ville en totalité.

Administration

La commune est constituée de 3 sections communales :

Bande du Nord
Haut du Cap
Petit Anse (dont le quartier « Petite-Anse »)

Économie

Cap-Haïtien possède un aéroport (code AITA : CAP).

La station balnéaire de Labadie se trouve à quelques kilomètres du Cap-Haïtien.



Bataille de Vertières

CAP HAITIEN

La bataille de Vertières s’est déroulée dans l’ancienne colonie française de Saint-Domingue, le 18 novembre 1803. Elle opposa les troupes commandées par le général de Rochambeau et les troupes commandées par Jean-Jacques Dessalines, général, né esclave. Ce fut la dernière bataille de l’Expédition de Saint-Domingue. Elle se déroula à Vertières dans le nord du pays près du Cap-Français.

La surprenante résistance des troupes rebelles menées par Jean-Jacques Dessalines et la contribution de la 9e brigade commandée par François Capois à la victoire finale obligèrent Rochambeau à capituler.

Les combats

Le 18 novembre 1803, Jean-Jacques Dessalines avait ordonné de prendre le fort de Vertières, situé sur une colline à côté de la ville de Cap-Haïtien. François Capois dit Capois-la-Mort commandait une demi-brigade qui fut en partie décimée par le tir des canons en provenance du fort. Il relança un nouvel assaut, mais ses hommes furent encore fauchés, au pied de la colline, par la mitraille. Capois courut chercher des renforts, puis pour la troisième fois, il lança ses forces à l’assaut de ce fort en vain et laissant une fois de plus de nombreux morts. Lors du quatrième assaut, il demanda à ses hommes de le suivre en criant : "En avant ! En avant !". Pendant qu’il était à la tête de ses hommes, son cheval a été touché par un boulet de canon, il est tombé, mais Capois prit son épée, se releva et courut se mettre à nouveau à la tête de ses soldats noirs en criant toujours "En avant ! En avant !". Son bonnet garni de plumes, a été emporté par un boulet.
Un messager personnel de Rochambeau monta sur son cheval et partit vers Capois-La-Mort. Avec une voix forte, il cria : "Le général Rochambeau envoie des compliments au général qui vient de se couvrir de gloire comme ça !".

Les renforts de Dessalines

Pour renforcer les bataillons épuisés de Capoix-La-Mort, Dessalines envoya des renforts sous les ordres des généraux Gabart, Clervaux et Jean-Philippe Daut. Au milieu de l’après-midi, Gabart avait pris position sur la butte de Charrier. Les combats redoublent d’intensité. Le soir venu, les deux tiers des défenseurs français étaient morts ou blessés.

La capitulation de Rochambeau

cap haitiLe lendemain matin, un officier français, Duveyrier, se rendit aux sentinelles de Capois et fut conduit au quartier général de l’armée haïtienne sur un cheval et porta le message suivant : "Le capitaine-général Rochambeau offre ce cheval comme une marque d’admiration pour l’"Achille noir" pour remplacer celui que son armée française regrette d’avoir tué". Les pourparlers avec Dessalines durèrent une journée entière. Avant la tombée de la nuit, un accord fut signé. Rochambeau obtint dix jours pour évacuer le fort de Vertières et embarquer les restes de son armée et quitter Saint-Domingue.

Les conséquences

L’île fut proclamée indépendante de la France officiellement le 1er janvier 1804 par l’Acte de l’Indépendance de la République d’Haïti lu par Dessalines aux Gonaïves. Haïti devint alors la première république noire au monde.

Cap haitinLa France restait encore dubitative concernant cette émancipation, en 1826 Charles X réclama une indemnité de 150 millions de francs or à la jeune république pour que la France reconnaisse l’indépendance d’Haïti. Cette dette sera allégée en 1838 à 90 millions de francs et fut intégralement versée à la France.


LOCALISATION