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DÉCOUVERTE DE LA COMMUNE DE PORT A PIMENT


Port-à-Piment (Pòtapiman disid en créole) est une commune de la république d’Haïti située sur la Côte sud du pays dans le département du Sud et de l’arrondissement des Côteaux.

Démographie[modifier]

La commune est peuplée de 17 207 habitants (recensement par estimation de 2009).

Histoire

Port-à-Piment a été fondée en 1700. La cité est élevée au rang de commune en 1872.

Administration

La commune est composée des sections communales de :

* Paricot
* Balais

Économie

A Port-à-Piment, on cultive le citron vert, le tabac et la culture du café.

La région est riche en manganèse.


Vu du nouvelliste

Qui va gérer la grotte Marie-Jeanne ?

Reconnue jusqu’à présent comme étant la plus grande gotte d’Haïti, la grotte Marie-Jeanne, située dans la commune de Port-à-Piment, est, sans conteste, la plus grande attraction touristique naturelle du département du Sud et mérite une attention particulière du ministère du Tourisme et du bureau d’Ethnologie qui y organise d’ailleurs des visites annuelles avec les étudiants de la faculté d’Ethnologie. Des spéléologues de la Hoffman Environmental Research Institute et de la Western kentucky University s’y sont rendus et ont fait des recommandations en ce qui a trait à l’exploitation du site à des fins touristiques.

Haïti : La grotte Marie-jeanne dont l’exploration scientifique s’est faite en deux temps, été 2007 et décembre 2008, est une véritable curiosité géologique qui attire l’attention de nombreux spéléologues. S’étendant sur cent un mètres la grotte est composée d’une série de passages et des chambres qui, mis bout à bout, atteignent une longueur d’environ deux kilomètres. Ces dimensions ne concernent que la partie explorée. Selon les chercheurs qui se sont rendus sur place, il se pourrait qu’il existe, en plus des passages découverts mais inexplorés, d’autres couloirs et chambres reliant, potentiellement, la grotte Marie-Jeanne à d’autres grottes du plateau de Port-à Piment car, non seulement il en existe plusieurs, mais de nombreuses entrées, qui n’ont pas été explorées, ont été répertoriées.

Si, pour des raisons de sécurité, une grande partie de la grotte ne peut être accessible aux touristes ordinaires, la galerie supérieure, s’étalant sur une superficie de 14300 mètres carrés, peut être facilement aménagé pour un parcours touristique dans des conditions de sécurité idéales. Néanmoins, la mise en place des structure nécessaires pour lui donner cette vocation touristique ne saurait se faire au petit bonheur, l’intervention humaine pouvant causer des dommages irréparables à la structure physique du site, à sa faune, à sa flore. Ainsi, de nombreuses recommandations ont été faites par l’équipe de chercheurs impliqués dans l’exploration de la grotte Marie-Jeanne et des grottes voisines.

Les ressources géologiques et biologiques de la grotte Marie-Jeanne et des autres grottes pourraient justifier que la zone où elles se trouvent soit décrété parc national et mise sous la protection d’une entité travaillant conjointement avec les ministères du Tourisme, de l’Environnement, le bureau d’Ethnologie, car le site est fragile et facilement dégradable. L’isolement géographique de la commune de Port-à-Piment a longtemps protégé son environnement et ses sites naturels. La construction du tronçon de route la reliant à Port-Salut, donc au reste du pays, risque de changer la situation. L’afflux de visiteurs peut être préjudiciable aux grottes et à leur environnement si les dispositions nécessaires ne sont pas prises à temps.

1.L’entité responsable de la gestion de la grotte Marie-Jeanne doit former des guides qualifiés car, selon le rapport de l’équipe d’exploration, aucun groupe de visiteurs ne devrait avoir accès à la grotte sans la présence de l’un de ces guides.

2.Les feux d’artifices et autres matériels explosifs, les appareils ou activités générateurs de bruits doivent être interdits car ils pourraient avoir un impact négatif sur la vie dans les caves (faune, flore) et sur l’environnement physique.

3.Afin de réduire l’impact de la présence humaine sur l’enviropnnement des caves, il serait préférable de limiter à 12 le nombre de visiteurs par groupe pour le tour écologique et à 6 plus un guide pour le « wild tour ». le guide doit connaitre les principaux passages à l’intérieur de la grotte ainsi que les zones à risque. Il doit aussi pouvoir assurer, en priorité, la sécurité des visiteurs et la protection de l’environnement intérieur et extérieur de la grotte.

4.Toutes les plantes et tous les animaux à l’intérieur de la grotte et dans son environnement immédiat doivent être protégés et observés à distance et ne doivent jamais être déplacés. Il faut interdire toute intervention humaine dans la vie de la faune et de la flore de la grotte. Il faut aussi interdire de toucher, marquer, casser ou enlever toute formation naturelle de la grotte. La coupe des arbres et des buissons environnants est aussi prohibée.

5.Le camping est interdit à l’entrée et à l’intérieur des caves.
6.Les déchets apportés de l’extérieur doivent être enlevés

7.La grotte doit être protégée des actes de vandalisme tels que le marquage au charbon, à la peinture en aérosol ou autres. Ces mêmes mesures doivent être prise pour la protection de l’environnement immédiat.

8.Toute modification dans les espaces sus-mentionnés doit être approuvée par l’autorité responsable de la gestion de la grotte, les altérastions à la morphologie naturelle de la grotte et du paysage environnant, comme la création de nouvelles entrées et/ou de nouveaux passages, pouvant affecter gravement le microclimat de la cave en modifiant sa température, son taux d’humidité ainsi que le ruissellement ou le débit de l’eau. Ce qui peut avoir des effets négatifs sur la faune et flore de la grotte.

9.Il est interdit de collecter (prélever) des spécimens animaux ou végétaux, des artefacts de quelque nature que ce soit (naturel ou culturel).

Il demeure évident que la grotte Marie-Jeanne ne manquera pas d’attirer des scientifiques de tous les horizons, spéléologues, biologistes et autres. L’entité responsable de la gestion du site devra encourager, dans la mesure où toutes les normes sont respectées, les recherches scientifiques qui ne peuvent qu’apporter un éclairage supplémentaire à cette richesse longtemps ignorée de la plupart des haïtiens.

Il est à espérer que les autorités municipales de Port-à-Piment, ainsi que les instances gouvernementales impliquées dans le développement touristique et la protection environnementale se montreront à la hauteur de leur tâche et prendront, le plus rapidement possible, les dispositions nécessaires pour la promotion et la conservation de la Grotte Marie-Jeanne.

L’équipe de prospection scientifique ayant travaillé durant l’été 2008 : Dr. Ernst Joseph, Brian Oakes, Madeline Oakes,Mike Lace, Patricia Kambesis, Eliovil Jean-Baptist, Dan Nofli, Ben Miller, Gregory Gattereaux

Patrice-Manuel Lerebours