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Boniface AlexandreBoniface Alexandre, né le 31 juillet 1936 à Port-au-Prince, fut président de la République d’Haïti de 2004 à 2006. À la suite de la démission du président Jean-Bertrand Aristide le 29 février 2004, Alexandre, comme président de la Cour suprême et donc premier personnage de l’État après le président, a alors assumé cette fonction. Il a été officiellement investi le 8 mars par le Parlement.


Biographie

Alexandre est né à Ganthier, commune de Port-au-Prince. Il est l’aîné d’une grande famille. Son père, Audain Alexandre, était éleveur et le patriarche d’une famille de onze enfants. Il lui a inculqué les valeurs de l’honnêteté et de la justice. Il devint avocat et travailla pendant vingt-cinq ans au cabinet Lamarre, un cabinet d’avocats de Port-au-Prince spécialisé dans les contrats d’affaire et le règlement des divorces.
Dans les années 90, Alexandre fut nommé à la Cour suprême d’Haïti et en 2002, le président Jean-Bertrand Aristide l’a nommé à la tête de la Justice. À ce poste, il a acquis une réputation d’équité dans un système largement considéré comme corrompu. Il a promis de combattre l’incompétence et la corruption des tribunaux haïtiens.
Le 25 avril 2003, Alexandre a été fait citoyen d’honneur de Lafayette, en Louisiane. Il enseigne également à l’université de Port-au-Prince.
Boniface Alexandre a assumé la présidence de la République quelques heures après la déportation du président Jean-Bertrand Aristide. Alexandre a prêté serment le matin du 29 février 2004 lors d’une courte cérémonie à la résidence du Premier ministre Yvon Neptune.
Bien qu’Alexandre occupe les fonctions de président, la Constitution haïtienne, dans son article 149, demande qu’il soit confirmé par le Parlement haïtien qui ne s’est pas réuni depuis janvier 2004 lorsque la plupart de ses membres sont arrivés à la fin de leur mandat. Selon la Constitution, une nouvelle élection présidentielle doit être tenue entre 40 et 90 jours après la démission d’Aristide et Alexandre, en tant que président en fonction, ne pourra pas poser sa candidature.
Malgré les forts liens qu’Alexandre entretenait avec l’ancien président, il n’était pas membre du parti Lavalas. Suite à son accession à la présidence, des opposants politiques d’Aristide ont suggéré qu’il était trop près de l’ancien régime et qu’en tant que chef de la justice, il n’a pas fait assez d’effort pour accentuer l’indépendance de la cour par rapport à la branche exécutive du gouvernement.
Un des premiers actes posés par Alexandre en tant que président fut d’envoyer une requête officielle au Conseil de sécurité des Nations unies demandant une force multinationale de maintien de la paix pour restaurer l’ordre en Haïti. Le Conseil de sécurité a rapidement approuvé la demande.
Bien que des leaders rebelles, et ce y compris Guy Philippe, aient marqué leur volonté de travailler avec Alexandre, des fonctionnaires américains ont minimisé l’importance d’Alexandre dans la résolution du conflit haïtien, qualifiant l’administration d’Alexandre de gouvernement des affaires courantes.
Dans son premier discours présidentiel, il a appelé à « la réconciliation nationale, l’établissement d’un climat de paix et de sécurité pour tous, un plan d’urgence contre la faim et la pauvreté et pour l’amélioration des soins de santé. » Gérard Latortue a été nommé Premier ministre le 10 mars en remplacement d’Yvon Neptune.
Pendant l’intérim présidentiel, la petite-fille de Boniface Alexandre, Charlotte, âgée de 16 mois, s’est noyée accidentellement dans un bain du palais présidentiel. Alexandre a quatre enfants.