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Jean Claude DuvalierJean-Claude Duvalier, dit « Baby Doc » ou « Bébé Doc », né le 3 juillet 1951 à Port-au-Prince, fut président de la République d’Haïti de 1971 à 1986 après le décès de son père, François Duvalier, dit « Papa Doc ».


Présidence

À 19 ans, il devenait ainsi le plus jeune chef d’État au monde. Sa dictature fut marquée dans les premières années par une volonté de détente et d’apaisement, « Baby Doc » donnant quelques gages de bonne volonté démocratique. Il rétablit les relations du pays avec les États-Unis et la République dominicaine et son mandat vit la reprise de l’aide internationale à destination d’Haïti.
Mais dès la fin des années 1970, il revint à des méthodes de gouvernement plus répressives, et bâillonna à nouveau la presse. Le 27 mai 1980, il se maria avec Michèle Bennett, une jeune mulâtresse de la haute-bourgeoisie haïtienne, qui lui donnera deux enfants. En 1985, sous les pressions de la communauté internationale, via la Constitution adoptée en cette même année au moyen d’un référendum, il institua le poste de Premier ministre[Lequel ?].
Durant ses déplacements officiels, il avait pour habitude de jeter des liasses de billets par les fenêtres de sa voiture aux personnes qui étaient là pour l’acclamer.

La chute

Le 7 février 1986, sa politique et les difficultés économiques du pays le forcent à prendre la fuite devant une insurrection populaire. Il remet le pouvoir aux mains des militaires et quitte l’ile à bord d’un avion de l’US Air Force1 ; il atterrit à Grenoble en France. Pendant ce temps, en Haïti, les maisons des partisans de Jean-Claude Duvalier sont pillées.
Le 8 février 1986, le nouveau gouvernement libère les prisonniers politiques, instaure un couvre-feu.
Le 8 février 1986, quand tombe le régime des Duvalier, la foule s’en prend au mausolée de « Papa Doc », qui est détruit à coups de pierres et à mains nues ; le cercueil est sorti, la foule danse dessus puis le met en morceaux ; elle s’empare du corps du dictateur pour le battre rituellement. Pendant cette journée, on dénombre une centaine de victimes, essentiellement des tontons macoutes.

L’exil

Jean-Claude Duvalier s’établit en France, sans avoir jamais obtenu officiellement l’asile politique5. Il s’exile avec une fortune évaluée à 900 millions de dollars, extraite des caisses de l’État haïtien, soit une somme alors supérieure à la dette externe du pays. Malgré les demandes répétées, il n’est jamais livré à la justice de son pays. La famille Duvalier a pourtant détourné à son profit 80 % de l’aide économique versée à Haïti, mais elle sait user de sa position d’alliée pour ses amis occidentaux dans la lutte contre le « péril communiste ».
En 2004, il annonce son intention de rentrer en Haïti et de s’y présenter à l’élection présidentielle, annonce qui reste sans suite.
En 2005, son statut passe de sans-papier à situation illégale en France à titulaire d’un passeport diplomatique haïtien. Il est alors libre de ses mouvements en toute légalité.

Le retour d’exil

Le 16 janvier 2011, il embarque à bord d’un avion d’Air France et rentre à Haïti après 25 ans d’exil, en compagnie de sa femme Véronique Roy8,. Il atterrit le lendemain à Port-au-Prince et déclare aux journalistes qu’il revient « pour aider le peuple haïtien ». A Haïti, des experts et des militants des droits de l’homme estiment que ce retour était en réalité lié à une loi suisse qui doit entrer en vigueur le 1er février : la loi sur la restitution des avoirs illicites9, surnommée « lex Duvalier ». Celle-ci permettra à la confédération de restituer un compte bloqué de 6 millions de dollars au gouvernement d’Haïti, même sans demande officielle des autorités judiciaires de ce pays. En retournant sur l’île, Duvalier aurait souhaité démontrer que l’absence de poursuite n’était pas due à sa fuite du pays mais au fait qu’on n’y avait rien à lui reprocher et que donc ce compte bloqué lui appartenait légitimement.

Le 18 janvier, soit deux jours après son retour dans la capitale, il est interpellé dans son hôtel puis auditionné au palais de justice, avant d’être remis en liberté avec interdiction de quitter le pays.
Jean-Claude Duvalier, tenu responsable par des organisations internationales de défense des droits de l’homme de la mort de milliers d’opposants sous sa présidence (1971-1986) est, en outre, accusé par les autorités d’Haïti de plus de 100 millions de dollars de détournements de fonds, d’abus de pouvoir, de vol et de corruption