Jean-Jacques Dessalines
Le 8 octobre 1804 il est couronné par l’archevêque Jean-Baptiste-Joseph Brelle
Il fait massacrer les Français « qui espéraient le retour de l’ordre ancien en Haïti »[réf. nécessaire] et poursuit une politique de « caporalisme agraire » (comme le désigne Michel-Rolph Trouillot) destinée à maintenir les profits de l’industrie sucrière par la force, sans esclavage proprement dit.
Son gouvernement ayant décidé d’entreprendre une réforme agraire au profit des anciens esclaves sans terre, il est assassiné le 17 octobre 1806 à Pont-Rouge, au nord de Port-au-Prince, par ses collaborateurs, Alexandre Pétion, Jean-Pierre Boyer, André Rigaud et Bruno Blanchet qui servait d’intermédiaire entre tous sans oublier Henri Christophe qui se trouvait dans le nord.
Hommages
Inauguration de la statue de Dessalines au Champ-de-Mars de Port-au-Prince en 1910.
Inauguration du Mausolée de Dessalines et de Pétion en 1926.
En 1910 est inauguré la statue de Jean-Jacques Dessalines sur le Champ-de-Mars de Port-au-Prince.
En 1926 est inauguré le mausolée à la gloire de Jean-Jacques Dessalines et d’Alexandre Pétion.
L’hymne national d’Haïti, La Dessalinienne, est nommé en son honneur, ainsi que le sont la ville et l’arrondissement de Dessalines.
De nombreux auteurs haïtiens ont rendu hommage à Dessalines, comme Ignace Nau qui rendit hommage, dans la première moitié du XIXesiècle, à ce personnage historique dans son poème Dessalines. En 1979, Félix Morisseau-Leroy dans son poème Mèsi Papa Desalin ou Jean Métellus dans L’Année Dessalines (Éditions Gallimard, Paris, 1986).
Le poème d’Ignace Nau titré Dessalines, rend hommage au fondateur de la patrie Jean-Jacques Dessalines et condamne le complot dans lequel ce dernier a trouvé la mort :
«
Dessalines, à ce nom, ami, découvrons-nous !
Je me sens le cœur battre à fléchir les genoux
Et jaillir à ce nom un sang chaud dans mes veines.
Suspendez vos plaisirs, recueillez votre cœur,
Songez à nos héros, songez à l’Empereur !
Et Jean-Jacques, semblable à quelque esprit de Dieu,
Dicta l’indépendance à la lueur du feu !...










